Bio

Samten Norbù est photographe à Strasbourg
Né le 2 mars 1979.

Sa première publication est Un Café à Strasbourg (éditions Calimène 2007).
Les photographies de Samten Norbù sont des compositions travaillées parfois à la manière des Peintures Flamandes reprenant leurs lumières et leurs thèmes parfois sombres.

Ses œuvres rappellent celles de Joel-Peter Witkin ou encore Jan Saudek, deux photographes en qui il trouve une grande inspiration. Dans ses travaux sur les corps notamment, il dévoile, grâce à un jeu d’ombres et de lumières, les détails, les formes ou les reliefs avec une grande puissance narrative, en essayant, comme il le dit lui-même, de « se rapprocher d’une certaine Vérité, sans pour autant chercher une représentation fidèle du réel ».

Ses mises en scènes prennent forme dans les lieux qu’il tâche d’habiter le temps de ses séances. Dans un esprit souvent baroque, on peut discerner de nombreuses références au Memento mori et aux Vanités, ainsi que de nombreuses allusions à l'iconographie religieuse, même si elle est transcendée et portée dans des démesures profanes.
Sans concession, il livre des images parfois brutales et dérangeantes, souvent mêlées d’érotisme.

Mais le travail de Samten Norbù ne se cantonne pas uniquement à cette approche. On retrouve dans sa production de nombreux thèmes comme les paysages et les reportages de terrain.
À côté de son travail artistique, il réalise également de nombreux clichés pour le monde de la mode, de la musique et des compagnies de spectacle.

Ces travaux lui ont valu d’être demi-finaliste en 2010 au Prix international de la Fondation Hasselblad dans la catégorie « Up and Coming » et d’être Lauréat au prix Schuler en 2008.

Samten Norbù dit « écrire avec la lumière ». Cette lumière lui sert non seulement à révéler ses sujets, mais également à écrire et littéralement dessiner avec elle à travers la technique du Light painting, qu’il utilise dans certains de ses travaux. Il est à l'origine d'un grand projet de photoreportage sur la vie des fleuves dans le monde afin d'en dresser un portrait contemporain.